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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 12:23

Il lui arrivait souvent quand ça allait mal, quand elle se posait trop de questions…

 

De s’arrêter, de se poser, de réfléchir… d’essayer de comprendre, pourquoi elle en était arrivée là…

 

Le nez moins dans le guidon, elle reconnaissait ses erreurs, ses vrais amis qui, sur le coup, l’avaient aidé

 

Et là un souvenir, une image :

Oui, elle avait surement eu tort de le croire… mais il était si charmant ! elle en sourit la bécasse… elle qui pensait en mourir

Et pourtant on l’avait conseillé mais rien, têtue, comme elle était… elle a foncé

Elle aurait dû les écouter… non ? Oui… sa vie aurait été différente c’est clair…. Mais tellement de choses auraient changé… elle avait appris beaucoup grâce à lui… d’ailleurs c’est un peu grâce à lui si elle en est là…. Il lui avait donné tellement…

 

Elle avait pris des directions, souvent contre l’avis des siens, de ses parents… au final, ils avaient raison… oui, aujourd’hui, elle s’en rend compte….

 

Sur ces chemins qu’elle avait suivis, elle s’est surement trompée mais elle avait connu des expériences merveilleuses, rencontré des personnes extraordinaires… d’ailleurs, c’est avec ces personnes, qu’elle passe le plus clair de son temps….

 

Elle sourit… il aurait fallu qu’elle se trompe de chemin, pour les croiser et continuer sur le chemin de la vie en si bonne compagnie…

 

Que la vie est bizarre, elle se serait privée volontiers de ses échecs de parcours… mais au fond, ça en valait la peine puisqu’elle était riche d’expériences, d’amour et d’amis….

 

Un moment d’égarement à revoir sa vie… un moment où elle comprend que si elle devait revivre, elle referait la même chose…. Les mêmes erreurs ? D’ailleurs étaient-ce des erreurs ? Et le mal qu’elle avait subi ?

 

C’était tout simplement une façon un peu « extraordinaire » de changer de chemin…. Un maillon indispensable à la chaîne de la vie….

 

Une étape à franchir… sans quoi elle ne serait pas pareille…

 

Un jour, un homme lui a dit : « gagner de la maturité, c’est avant tout apprendre à pardonner pour avancer sans fardeau »

 

Oui elle avait pardonné… 

16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 19:06

Nous rencontrons quelqu’un qui nous marque qui nous touche

 

Nous rencontrons quelqu’un qui illumine notre vie

 

Nous rencontrons quelqu’un qui nous aime… l’instant d’un regard, l’instant d’un baiser, l’instant d’une nuit

 

Nous rencontrons quelqu’un qui nous écoute, nous soutient

 

Nous rencontrons quelqu’un… qui nous sourit, nous prend dans ses bras, nous réconforte, stoïque à nos douleurs, ne nous juge pas et essuie nos larmes

 

Dans la douleur, nous rencontrons quelqu’un qui nous épaule, nous tende une main

 

Pour lui… nous ne serons jamais indifférent

 

Il aura marqué notre vie… et même si l’instant est éphémère, il est éternel dans nos coeurs

 

Nous rencontrons quelqu’un … à qui nous marquons sa vie

 

Il ne nous oubliera pas, pour tout ce qu’il a senti… son cœur qui bat, sa voix qui tremble

 

Pour lui, pour nous….  Et pour les autres… vivons l’instant … la vie est trop courte

 

Car rien n’arrive par hasard…. Ne nous posons plus de questions et…

 

Et si ça se finit…. Et bien on aura vécu.

2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:43

Allongée sur le canapé, elle regardait les infos… rien de très intéressant mais bon, fallait s’occuper…

Voilà plus d’un mois que le médecin l’a arrêtée. Le diagnostic est tombé : décollement du placenta.

 

Difficile de s’arrêter , de se calmer quand on ne ressent rien de cet être qui grandit dans notre ventre…

 

Bien sur, elle l’avait vu à l’écho, entendu son cœur battre mais arrêter de « vivre » pour "ça", pas facile…

 

Des infos, des infos, la visite de Nicolas Sarkozy en Grande Bretagne, elle s’en souviendra toute sa vie… et là un mouvement, une vie…

 

Oui, elle venait de le ressentir, il avait bougé… rien n’est comparable.

 

C’est toute cette fatigue, cette lassitude qui s’envolent… il était là, il bougeait, elle le ressentait..

Des larmes qui coulent, toutes seules…

 

Elle posa la main sur son ventre, mais il se fit timide… et hop un pied, une main ou bien même une tête mais cette sensation n’avait pas de prix…

 

Elle l’aima encore plus… difficile d’expliquer ça mais quand il bouge, un nouveau lien nait, une osmose parfaite entre elle et son enfant…

 

Difficile au papa de comprendre, le soir, il entend d’une demi oreille… elle, elle est là à mimer la scène et lui exprimer ses émotions…

 

Un peu déçue, elle le comprend, mais pour rien au monde, elle n’échangerait sa place…

 

Elle avait la certitude, oui il était là…

 

Depuis, elle a appris à le connaître, quand il bougeait, les sons qu'il aimait.. oh comme ils devenaient complices…

 

Elle aimait tous les matins poser sa main sur son ventre et attendre qu'il réponde, c’était leur salut…

 

Elle aimait ça… d’ailleurs, quand il ne donnait pas de coups, elle s’inquiétait..comme toute maman..

Une complicité qui a évolué au fil des mois…

Elle avait hâte qu'il naisse pour le prendre dans ses bras

 

Après son accouchement… son ventre vide, lui paraissait bizarre…    

 

 

28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 13:38

Ce soir là, tout s’est écroulé à ses pieds…

 

C’était fini, bel et bien fini. Et puis, c’est elle qui avait choisi…

 

Mais là, comme ça… elle se sentait vidée, sans raison…

 

Elle se revoyait le jour de leur union. Elle avait dit oui pour la vie… mais les choses s’avérèrent différentes…

 

Inutile de réfléchir, c’était fini.

 

C’était facile à dire mais là, sur le coup, tout son corps tremblait…

 

Et puis...  à quoi cela aurait servi de réfléchir. Son monde s’écroulait…

 

Les jours ont passé, bien sur il y avait cet enfant… heureusement qu’il était là. Elle s’en souvient de ces matins. Ces matins  où, c’est grâce à ses pleurs qu’elle se lèvait, qu’elle sortait de son lit… Et qu’elle continuait à vivre…

 

Cette séparation, ce deuil…

 

Et puis, plus les gens lui en parlaient, plus elle avait mal

 

Elle se retrouvait souvent à le défendre, à le justifier quand ses amis lui disaient du mal… ou simplement la vérité sur lui.

 

Comme la vie s’avérait cruelle et vide sans lui

 

Puis les jours ont passé… elle survit, pour son enfant, pour les gens qui l'aiment…

 

Au fil des jours, elle voit qu’elle sait vivre sans lui mais elle a encore mal

 

Au fond, Ce sont ces gestes de tous les jours qui lui manquent, les repas, le bruit de ses pas dans les escaliers… ça y est elle pleure toutes les larmes de son corps…

 

Elle se retrouve souvent avec une de ses photos dans la main…

 

Les jours passent, elle apprend à vivre sans lui… elle est surprise de voir qu’elle construit au lieu de détruire

 

Elle n'a plus mal... les blessures ont guéri mais les cicatrices sont là... elle est amère quand elle les voit

 

Les matins deviennent plus agréables, elle reprend goût en la vie… elle comprend que la vie continue… que de ses échecs, il faudra apprendre. Apprendre de ses erreurs … comprendre pourquoi cela n’a pas marché

 

Elle comprend que sa vie ne doit dépendre de personne et que la vie est faite de larmes, de peines, mais également de joies et c’est ce qui fait son charme…

 

Elle n'a plus mal... les cicatrices sont là... elle en rit presque...

 

Elle est fière d’elle… fière d’avoir survécu, de vivre et d’aimer la vie…

 

Elle a fini d’écrire cette histoire. Elle pose sa plume… Et tourne la page. Une nouvelle vie l’attend

 

Elle sait qu'elle est prête à l'accueillir et à la savouer...

 

Fallait surement passer par là....

3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 07:02

Elle n’est pas médecin…

 

Elle connait ce mal qui la ronge depuis bien longtemps… longtemps, il était là dans son esprit... Longtemps, il a parlé pour elle.  

 

Elle va mieux, mais on ne guérit jamais de l’anorexie, on apprend à vivre avec…

 

Elle a arrêté de perdre du poids, d’en reprendre… l’image qu’elle voit est toujours déformée mais elle croit les gens qui lui disent qu’elle est trop maigre…

 

Pourquoi est-elle la seule à voir cette graisse, ces kilos…

 

Sa maladie, C'est qu'elle lui manquerait presque…

 

Elle avait trouvé des réponses à ses questions : pourquoi moi ? Comment les crises commencent ? Comment les surmonter ?  Une seule question restait sans réponse : « Y trouvait-elle du plaisir ? »

 

Difficile de répondre, difficile de l’avouer … et pourtant elle se souvient de ce sourire dans le coin de sa bouche…

 

Oui, c’est bizarre… elle avait du plaisir... du plaisir à se faire mal? En était-elle consciente sur le coup?

 

Elle n’était pas fière d’elle quand elle succombait à ses crises, quand elle ne maitrisait plus rien… quand elle se remplissait… Elle n'était pas fière

 

Mais elle était fière de cette maitrise sur son corps, c’est elle qui décidait, elle décidait d’avoir faim, elle décidait de le punir… ce corps qui pesait… ce corps dont elle était l’esclave…

 

Oui, elle était l’esclave de son corps, c’est lui qui l’empêchait de s’aimer, de sortir, de rire…

 

Elle n’acceptait aucune remarque sur son corps… et refusait qu’on l’ignore également…  

 

Elle était si fière de cette maîtrise sur son corps… personne ne se doutait… enfin presque, et pour  eux, elle inventait des mots barbares, vous savez ces maladies dont on est fière... qu'on ne cache pas.

 

Car elle avait honte de cette maladie…

 

Elle vit avec, à ses côtés... oui, elle est là... A chaque bouchée, à chaque regard dans la glace…

 

Elle a juste appris à vivre avec, à voir la nourriture comme un plaisir… elle trouvait du plaisir à voir les gens manger, à leur préparer à manger… elle leur enviait ça… elle qui redoutait l’alimentation

 

Elle aime partager ses recettes, c’est une victoire contre cette maladie qui l’a si souvent isolée…

 

Aujourd’hui, elle essaie de vivre, oui de vivre et non de survivre…

 

Elle vit... et ce qui est le plus beau c'est qu'elle a appris à en parler... Sa victoire c'est ça!

11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:59

 

Elle avait coutume de refuser les invitations à manger…

D’ailleurs, elle ne comprenait pas que l’on puisse trouver du plaisir à manger… elle, qui vivait ça comme un calvaire.

 

Elle se l’avouait, elle ne savait pas manger.

 

Elle pesait ces aliments, savait aux 100 grammes, l’apport de chaque aliment et s’amuser à compter, au total, ce qu’elle avait pris comme calories.

 

Oui, elle s’’amusait, d’ailleurs, elle s’amusait à se remplir d’un gros gâteau... de tout ce qu’on peut faire de bien gras et bien sucré…

 

Elle aimait ça… et se vider après…

 

Elle se pensait maline car, de cette merde qui l’a rongée, personne  ne se rendait compte

 

Les plus proches s’en doutaient surement mais ils n’osaient lui en parler, de crainte de provoquer sa colère….

 

Elle ne supportait pas qu’on s’en mêle, qu’on lui montre qu’elle ne savait pas cacher…

 

Elle était consciente du danger de ce qu’elle vivait, entre jeûne, abstinence, carence… et vomissements, elle était consciente qu’elle se faisait du mal…

 

Dans sa tête c’était très bizarre….

 

Elle aimait la vie, c’est elle qui le dit… mais n’arrivait à maitriser ses pulsions

 

Elle était sure d’une chose : elle trouvait du plaisir à se vider… sa capacité à bluffer son corps, à le maitriser…

 

Elle se rappelle très bien de ses débuts… un régime…

 

A y réfléchir, c’était bien avant cela… elle se souvient de son adolescence où pour calmer une angoisse, elle se réfugiait dans des gourmandises.

 

A cette époque, son corps n’était pas difforme, elle s’aimait bien…

 

Bizarrement, à l’âge où les complexes commencent, elle en faisait un atout… puis son corps s’est vengé… ou plutôt sa tête..

 

Le miroir commença à lui montrer cette image horrible, ses kilos… elle ne voyait que ça…   elle se revoie devant la glace à détester cette image.

 

Un régime, 2 ou 3 kilos… un autre régime… une victoire, une fierté, une emprise sur son corps…

 

Elle se fixa une limite… qu’elle dépassa…

 

Dès lors, c’était fini pour elle…

 

Elle se souvient comment elle mangeait pour grossir pour pouvoir maigrir par la suite… c’était sa victoire à elle…

 

Pendant ce temps là, elle perdait ses amis… et d’ailleurs, elle n’était plus intéressante…

La vie continuait... sa vie, elle la perdait

 

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 14:56

 

On n’est jamais sur des décisions qu’on prend ni de celles qu’on ne prend pas…

 

Le principal, c’était de ne pas avoir de remords… à quoi serviraient-ils d’ailleurs

 

Parfois, on dit de ces mots, on les dit haut comme si une force mystérieuse prenait possession de notre voix…

 

On s’étonne de s’entendre…. Mais c’est dit…

 

Le poids des années, le poids des erreurs trop souvent commises, voilà ce qui nous fait dire les choses…

Elle en avait assez, elle avait trop laissé faire. Elle avait trop accepté, trop fait de concessions…

De toute façon, aujourd’hui ou demain, elle n’y voit pas d’autre issue..

 

Bien sûr qu’il y avait cet enfant, bien sur que c’était important… mais….

Difficile de  trouver des arguments,

Trop facile, de fuir la réalité….

Elle avait pris sa décision.

Elle voyait déjà sa réaction…. Tant pis, elle n’avait que faire de sa colère.

 

Bien sûr qu’un père lui manquera… puisqu’il avait fait le choix de la punir ainsi…

Elle y pensait souvent, et si un jour, son enfant l’accuse….

C’était le risque mais elle savait qu’on n’oblige pas un père d’être un père…

Il avait choisi le chemin le plus simple, de tout rayer d’un coup pour mieux vivre sa déception et son échec.

Et même s’il y avait un enfant, pour lui c’était simple de disparaitre…

Avec les mois, elle est convaincue, qu’on n’oblige personne à aimer son fils…

Ça choque, oui ça choque quand elle dit qu’il n’aime pas son enfant…

Mais… c’est la vérité.

 

Bien sûr que sa place sera vide, qu’il faudra répondre à des questions…

Qu’est ce qu’un père? suffit-il de donner la vie pour se proclamer père.

Il vit, sort, joue rigole… sans se soucier de son fils!

A ce point, il avait confiance en elle? Elle saurait se débrouiller ? A ce point, jamais il n’a croisé un enfant dans la rue qui lui a rappelé son fils ? A ce point, il ne ressent plus rien...         

Comment peut on être heureux et bien dans sa peau en choisissant d’oublier l’existence de son fils ?

Que pourra-t-il lui dire, si dans quelques années, il le croise ? Pourquoi est-il parti ? Pourquoi l’a-t-il abandonné ?

 

Bien sûr que sa place est vide, mais elle était de plus en plus convaincue qu’il n’aurait jamais été à la hauteur de son rôle de père.

Il a joué la facilité… oui c’est vrai, c’est elle qui lui a demandé de partir.

Elle lui a demandé de partir parce qu’elle en avait marre de culpabiliser pour les coups qu’elle recevait… elle en avait marre d’être la victime…

Oui, elle lui a demandé de partir et c’est forte et sure d’elle qu’aujourd’hui elle élève son fils… seule.

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:05

Elle était en colère, elle n’arrivait pas à le comprendre… si elle menait ce combat c’était pour eux…

Elle n’en revient pas… pourquoi ? pourquoi lui refuser ça ?

Elle revoit les images mais le même sentiment d’incompréhension persiste…

Qu’avait elle raté ? Pourquoi l’avait-il lâché ?

Jamais elle n’aurait imaginé cette réaction de sa part….

Il avait passé un mois à la convaincre d’aller consulter un psy…

Elle… elle ne le reconnaissait pas… lui, il parlait d’anorexie.

C’est vrai qu’elle avait mal, un mal qui la rongeait de l’intérieur, qui lui interdisait toute vie sociale…

 

Ce qu’elle avait ? Des crises de boulimie suivies de séances de vomissement où elle se purifiait…

 

Un cercle infernal où elle refusait les invitations à manger car on ne sait pas manger puis on est tellement mal, on culpabilise tellement qu’on se refuse de sortir… elle s’isolait et plus elle s’isolait plus elle donnait la chance à cette merde de l’envahir…

 

Lui… il avait donné un nom à sa souffrance : Anorexie

 

Avant de le connaître, elle préférait rester seule… on est bien mieux célibataire, quel homme voudrait d’une femme aussi mal… quand on ne s’aime pas, on ne peut pas exiger d’un homme de l’amour.

 

Et pourtant…

 

Il lui plaisait mais… elle n’était pas assez bien… lui savait lui trouver les mots qu’il faut pour la surprendre, et la comprendre…. Oui, il la comprenait…

Il avait eu de nombreux problèmes pendant des années… mais il s’en était sorti avec l’aide d’un psy…

Il lui parlait de la lumière au bout du tunnel… d’espoir, de renouveau…

 

Elle y croyait, elle y rêvait… mais elle était trop fragile…

Puis ce soir là, elle décida… pour elle ou peut être pour lui de reconnaitre… sans pour autant être convaincue… qu’elle n’était pas « normale »…

Il était là, à ses côtés… elle pensait qu’il allait la prendre dans ses bras à la nouvelle… qu’il allait la féliciter…

 

Non… il n’a même pas réagi… ce silence qui te perce mais que tu n’oses rompre…

Il a été clair… elle devait mener ce combat seule… elle ne devait pas  compter sur lui… c’était son combat…

 

Cette victoire… elle ne la devait à personne…

 

Elle refusait de comprendre… elle avait besoin de lui…

Là était l’erreur… il fallait arrêter d’avoir besoin des autres…

Elle n’en revenait pas… il l’avait lâché sur le chemin… abandonné…

 

Tout de suite les grands mots… Pour lui, il l’aidait à devenir plus forte… à éviter une rechute…

Ses mots étaient durs… elle ne l’écoutait même plus… elle voyait un traitre…

 

Lui… ses yeux brillés… son regard tremblait… mais il a tenu bon…

Il ne voulait plus avoir de ses nouvelles avant sa victoire…

 

Ils se sont quittés…

 

Dans sa vie, il avait joué un grand rôle… ça n’avait pas duré longtemps… mais grâce à lui… elle est différente… elle a appris à se relever seule sans attendre qu’un passant lui tende la main…

 

Elle lui en veut encore… elle ne l’a jamais rappelé…

 

Mais elle sait que son message était dur mais vrai… apprendre à s’en sortir seul te donne cette sensation magique de fierté, d’accomplissement.. elle n’était pas si faible que ça…

 

Il l’a vu guérie… mais elle était loin… 

4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 07:02

 

D’habitude, elle ressentait comme un vide dans son ventre… ça commençait ainsi et ça remontait… elle ne contrôlait pas.

 

Aucune explication… rien qu’un vide… une sensation de vide intérieur.

 

Les gestes se font hésitants, les mains tremblent… elle ne se contrôle plus

 

Parfois, elle se disait qu’en sortant sans argent, elle bloquerait la crise mais elle serait capable de voler…

 

Impossible de se concentrer… et pourtant elle avait promis, pour elle, pour les gens qui l’aiment que ça serait la dernière fois… cette fois-ci ça sera la dernière… oui elle se l’est jurée.

 

Elle ne voit plus les gens, elle se sent vide… ses jambes tremblent, elle conduit nerveusement…

 

Elle s’arrête, ne voit personne… rentre… elle a des frissons…

 

Plus ça sera gras, mieux ça ira… elle a besoin d’un truc sucré… elle a besoin de se remplir…

 

Elle ne voit même pas la vendeuse… elle veut ça, ça, ça et ça… ce n’est jamais assez… après tout c’est sa dernière crise

 

Elle éteint son téléphone, le rituel a commencé.

 

Elle est seule… et c’est bien mieux ainsi…

 

Elle n’arrive plus à résister… elle n’attend pas de rentrer… des miettes partout… elle a oublié de prendre de l’eau… L’eau est indispensable, il faut de l’eau… il faut se remplir d’eau… elle s’arrête et prend une bouteille…

 

Elle est arrivée… elle se remplit… elle est apaisée, se sent mieux… elle ne mâche même pas… pourquoi faire, elle a juste besoin de remplir ce vide qui est en elle…

 

Elle a fini… 15 minutes se sont écoulées… elle se sent laide, grosse, gonflée… elle regrette...

 

Trop tard…

 

Elle n’est pas bien…

 

Il faut corriger tout ça… elle culpabilise… il faudra se vider….

 

Impossible de se concentrer… elle ne se contrôle plus…

 

Elle a honte… heureusement, elle est seule, et dans sa solitude, elle trouve du plaisir.

 

Il faudra se vider… elle ne veut pas regarder son corps difforme… il faut corriger ses erreurs… rien de grave, elle a pensé à tout… l’eau qu’elle a bu lui permettra de tout évacuer…

 

Elle a la technique… elle place sa main sous son estomac… et elle appuie d’un geste ferme… elle fait tout remonter…

 

ça dure…ça dure assez pour qu’elle soit épuisée… elle est épuisée mais elle s’est purifiée de l’intérieur…

 

Et s’il en restait…

 

Un prend un laxatif…. Et s’il en restait ?... elle ne mangera pas pendant une journée pour tout brûler alors…

Elle sera affamée… et vidée… mais elle sait comment faire pour se remplir…

 

Cette femme n’est pas anorexique… elle n’est pas boulimique… elle n'est pas malade, c'est ce qu'elle pense…

27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 07:06

C’est vrai qu’elle la méritait… cette gifle, elle la voyait venir… elle n’aurait pas dû crier… elle méritait qu’il la cogne.

Au moins, ça a le mérite de la faire taire… oui, elle a peur de lui. Mais au fond, elle aime ses coups…

 

A travers ses coups, elle existait…il la voyait, lui répondait…

 

Il lui a souvent dit qu’elle aimait quand il la frappait… au fond il avait raison mais il avait toujours raison… C’est elle qui ne comprenait rien.

 

Le dialogue n’existait pas…elle était seule… fallait crier pour qu’il la voit… et là il la voyait et elle le sentait… sous ses coups.

 

Oui, elle le méritait, fallait pas lui crier dessus… fallait pas lui demander, elle n’a rien à demander… fallait se satisfaire qu’il soit là.

 

Elle n’était pas sa victime, c’est lui qui était sa victime…

 

Ce coup là, elle le voyait venir, d’ailleurs, elle l’avait cherché….

 

Partir ? Mais pourquoi faire, puisqu’elle le méritait…

 

Je vous le dis, elle aimait ses coups, c’était les seules instants où elle sentait qu’elle l’intéressait. Elle voyait sa colère et sentait sa violence… et elle existait…

 

C’était leur dialogue à eux, elle criait, il battait mais ils stagnaient… ils étaient bien…

Ça dure… non ça ne dure pas, puisque sur le coup, elle décide de partir…Non elle revient, elle a  trop besoin de lui… pas sure qu’elle sache vivre sans lui… c’est ce qu’il lui a dit… puis il lui a promis de changer, ça sera la dernière fois mais ce n’est jamais la dernière fois… c’est rien, elle dira qu’elle est tombée dans les escaliers… après tout, elle le méritait.   

 

Il n’avait pas le choix… fallait la faire taire… elle regrette et c’est sa punition. ..elle comprend fallait pas crier… oui mais lui il avait qu’à la considérer, elle n’est pas folle… si peut être un peu… enfin, c’est lui qui le dit…

Profil

  • Nour Bouakline
  • Femme Tunisienne, mère et battante... je vous partage mes coups de coeur et mes petites colères !
  • Femme Tunisienne, mère et battante... je vous partage mes coups de coeur et mes petites colères !

Le peu de moi...

C'est l'histoire d'une maman pressée qui partage ses coups de coeur et ses coups de gueule!

C'est l'histoire d'une vie... Des humeurs, des émotions qui la rendent si belle!

Vous allez croiser, tantôt des recettes gourmandes... tantôt des humeurs et des mots ! Je me dévoile et je partage !

Je suis consultante en webmarketing et parmi mes missions : stratégie de contenus, formation d'quipes, rédaction de contenu, référencement naturel, trafic, expérience utlisateur ...Si ça vous intéresse, contactez-moi sur ma page Facebook!  

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